Guadeloupe - Morne à l'eauRetour à l'île

Présentation

Morne-à-l’Eau est, située entre la mangrove, les Grands-Fonds et la plaine cannière au centre de la Grande-Terre, est l’une des plus grandes communes de la Grande Terre. Ville de passage obligatoire pour accéder au Nord Grande Terre, Morne à l’Eau attire de nombreux Visiteurs pour son Festival du Crabe, dont elle est désignée comme la capitale, ainsi que pour son impressionnant cimetière en damier noir et blanc, logé au creux d’un morne, et superbement illuminé à l’occasion de La Fête de la Toussaint.
Au XVIIIème siècle, Morne à l'Eau était rattachée au quartier des Abymes. Successivement dénommée Case aux Lamentins, Vieux-Bourg, Grippon et Bordeaux-Bourg (témoignage par les colons de leur sentiment envers le France), elle a longtemps hésité sur l'emplacement définitif de son bourg.

En effet, Vieux-Bourg, aujourd'hui quartier de pêcheurs, et point de départ des bateaux pour la découverte du Grand-Cul-de-Sac-Marin en a été le centre dont l'activité économique était alors essentiellement tournée vers la culture de la canne à sucre.
Cependant en 1827 le bourg se déplace au lieu-dit Grippon et plus tard, sous l’impulsion des gouverneurs de Lardenoy et du Baron des Rotours, Morne-à-l’Eau trouve sa configuration actuelle. Le Baron des Rotours a été à l’origine de la construction du canal portant son nom, et qui la relie encore aujourd’hui au grand cul-de-sac marin. Emprunté par les chalands transportant la canne à sucre, il ne trouve sa réelle utilité qu'à la création de l'usine centrale de Blanchet ouverte en 1869. Ce n'est donc qu'après l'abolition de l'esclavage que Morne à l'Eau se consacre presque exclusivement à l'économie sucrière tout en restant pourtant le distributeur de produits frais de la Grand-Terre. La crise sucrière du début du XXème siècle, la fermeture des petites unités, ainsi que le cyclone de 1928 lui donnent un nouvel aspect.

Les sections de Jabrun sud et Jabrun nord sont le lieu de vie de la communauté retirée des « Blancs Matignon ».