
La Martinique est un concentré de tout ce que l’on peut trouver aux Antilles. Le créole chantera tout de suite à vos oreilles au contact de sa population brassée. Les paysages enchanteurs d’une nature généreuse s’offrent à votre vue ; des montagnes escarpées au Nord de l’île témoignent du volcanisme, des plages toutes en nuances et particulièrement agréables au Sud, de petites criques ou d’immenses bandes côtières, des vallées où coulent des rivières rafraichissantes.
Madinina ou « île aux fleurs » est un berceau de verdure où éclosent en abondance hibiscus, roses de porcelaine et alpinia dans un climat tropical chaud et humide où surgissent de-ci de-là des arcs-en-ciel. La douceur des alizés vient tempérer les généreuses faveurs du soleil. L’île compte nombre d’îlets, dont le plus spectaculaire est sans doute le Diamant. Ce rocher qui siège tel un joyau fut la scène d’affrontements franco-anglais pour le contrôle de la mer des Caraïbes.
Avec étonnement, vous assisterez peut-être à un combat fascinant entre un serpent et une mangouste souvent victorieuse ou encore une partie de dominos que les hommes font claquer avec fracas et force clameurs. Se mettre à l’heure martiniquaise c’est refuser de regarder sa montre et laisser le temps s’égrener au gré des envies…
La capitale Fort-de-France ne laisse personne indifférent, possède une architecture coloniale qui vous plonge temporairement dans une autre époque, comme la bibliothèque Schœlcher ou le fort St Louis, qui rappellent le temps des boucaniers et des pirates. Les habitations sucrières de l’île telle l’habitation Clément vous entraîne aux temps des colonies avec leur mobilier de style créole en bois précieux d’acajou ou en mahogany.
De grands noms sont associés à cette île : Aimé Césaire, qui nous explique dans ses écrits la « négritude » ou encore Gauguin, qui s’inspira largement de son séjour en Martinique pour commencer à peindre les scènes de la vie tropicale.
Par ailleurs, mille et une activités sont rendues possibles entre mer, rivière et montagne. Sur terre, la randonnée vous permettra d’observer les hauteurs et pitons sous toutes leurs facettes, de l’escalade, du canyoning pour les amateurs de sensations fortes, des excursions en quad, 4x4 ou VTT, du golf, du tennis, de l’accro-branche ou encore de l’équitation. En mer, des plongées en scaphandre vous permettront de faire corps avec la faune et la flore sous-marine antillaise et d’approcher des hippocampes, des tortues, des barracudas,… Les randonnées palmées sont accessibles à tous sur les sites exceptionnels des Anses d’Arlet ou de l’anse Couleuvre. Les balades en canoë vous feront explorer la mangrove.
Baignade en rivière ou en mer, louez donc un bateau et partez à la pêche au gros si le cœur vous en dit à moins que vous ne préfériez profiter du souffle des alizés pour conduire une planche à voile, un catamaran,… Laissez-vous troubler par la force des vagues atlantiques en surf, kitesurf ou bodyboard sur la presqu’île de la Caravelle l’Anse l’Etang et bien d’autres. Si vous vous sentez l’âme d’un marin, vous pourrez aussi voguer vers le Sud et aborder Saint-Vincent ou Sainte-Lucie pour quelques jours.
Martinique rime avec zouk et biguine, mouvements langoureux dans les pianos-bars en dégustant les cocktails exotiques à base de rhum local et zeste de citron vert : caïpirina et mojitos. Les discothèques, nombreuses autour de Fort-de-France, feront vibrer vos nuits, les casinos de Schoelcher et Trois-Ilets séduiront les amateurs de jeux de hasard.
Un des évènements marquants en Martinique reste le Tour des yoles rondes, embarcations typiques de lîle aux voiles colorées, chevauchées par des marins équilibristes. D’année en année, le Tour, ainsi que d’autres évènements liés à la yole ronde, attirent une foule de curieux, épatés par ces canots à la forme particulière et à la technique de navigation très spectaculaire.
La période du carnaval constitue également l’un des temps forts de l’année. Cet esprit de fête, où le ridicule et le burlesque sont de mise gagne tous les martiniquais, qui rivalisent d’inventivité dans le choix et la confection des costumes. Festival de couleurs et de paillettes, de masques surprenants, de chars extravagants ; c’est toute la magie du carnaval qu’il faut vivre pour le comprendre. Tout le monde participe aux « vidés » (grands rassemblements dans les rues) et défilés, aux thèmes de déguisements amusants et colorés pour les jours gras: le lundi gras, les hommes se déguisent en femmes et vice versa. On les appelle les mariages burlesques.
Le mardi, tout le monde défile en rouge et noir : c’est la sortie des Diables rouges.
Le mercredi des cendres, tout le monde parade en blanc et noir. C’est la mort du Roi Vaval, marionnette qui symbolise le carnaval en Martinique et en Guadeloupe. C’est la fin de la période de liesse, qui laisse place au carême.
Le « bèlè » fait également partie intégrante de la culture martiniquaise. Cette musique s'appuie sur le tambour bèlè, à l'origine un tonneau de rhum recouvert d'une peau tendue qui a remplacé les tam-tams africains et sur le ti-bwa, deux baguettes de bois que l'on frappe contre un cylindre de bois creux.
À cette musique, s'ajoutent la danse et le chant. L'ensemble représente une culture qui est maintenant reconnue aux Antilles. La structure d'un bèlè obéit à des règles strictes. Le chanteur ou la chanteuse débute, suivi par les répondeurs. Le ti-bwa donne le rythme, suivi par le tambour-bèlè. Danseurs et danseuses font alors leur entrée. Cette musique héritée du temps de l’esclavage, présente des traits musicaux provenant de différentes cultures, mais d’influence majoritairement africaine.
Les restaurants de bord de mer très agréables dans la douceur des soirées, savent émoustiller les papilles. La cuisine créole martiniquaise est à l’image de ses habitants, un véritable bouillon de cultures. Mêlant épices, piments multicolores, citron, les antillais savent composer avec les ressources de la mer, spécialités de poisson du large ou de poisson de roche, mais aussi lambi et chaubettes(coquillages), poulpe et bien sûr langoustes à la chair si délicate.
Les fêtes de Pâques sont un moment particulier où les familles campent le long des plages du vendredi saint au lundi suivant et préparent le fameux matété de crabe. Et puis toutes sortes de fêtes s’échelonnent tout au long de l’année comme les fêtes patronales, célébrées tour à tour dans chaque commune.

La Martinique se trouve à huit heures d’avion de la métropole et 140 km seulement la séparent de l’île sœur : la Guadeloupe. Au cœur de l’arc des Petite Antilles, la Martinique regarde la Dominique au Nord et Ste Lucie au Sud.
Terre volcanique, elle s’exprime pleinement dans la partie septentrionale de l’île avec la montagne Pelée, dont l’éruption a consumé la ville de St Pierre. Là-haut, les pitons retiennent les nuages et entretiennent la verdure reposante. Au Sud, après la plaine du Lamentin et la grande baie de Fort-de-France, propices au déploiement de toutes sortes d’activités, le paysage dessine une succession de monts puis de creux.
La côte atlantique, largement balayée par les alizés, dévoile des plages cristallines aux îlets du François d’où l’on aperçoit les yoles qui parcourent les mers. Cette bordure est toute découpée. Pour preuve, il suffit d’observer les falaises abruptes de Grand-Rivière.
Côté caraïbe, la langueur des flots est à l’égal de la nonchalance de ses habitants et les plages de rêve revêtent parfois des couleurs d’ébène. Des dizaines de rivières viennent arroser généreusement cette « île aux fleurs », qui exhibe ses bouquets de couleurs chamarrées ; balisiers, bougainvilliers ou flamboyants.